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Rupture conventionnelle chômage : durée et calcul 2026

Guide rupture conventionnelle chômage 2026 : comprendre vos droits ARE France Travail, plafond de 15 mois ou 20,5 mois (1er septembre) et différé 111,8.

10 min de lecture

Signé par Kevin de CrossTheRoad, fondateur de CrossTheRoad. Les règles citées renvoient aux sources officielles indiquées en fin d'article (Code du travail, Service-Public, France Travail…). Ce guide aide à suivre vos démarches ; il ne remplace pas un conseil personnalisé.

Oui, en matière de rupture conventionnelle chômage, une convention individuelle homologuée en CDI selon les articles L. 1237-11 à L. 1237-16 et l'article L. 5422-1 du Code du travail ouvre droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) versée par France Travail, même lorsque le salarié a sollicité le départ amiable. Depuis le 1er septembre 2026, en application de la loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 et de l'avenant n° 2 du 10 avril 2026 agréé par arrêté du 19 juin 2026, la durée maximale d'indemnisation en France métropolitaine est plafonnée à 15 mois (456 jours calendaires) avant 55 ans et à 20,5 mois (624 jours calendaires) dès 55 ans.

Par Kévin, de CrossTheRoad, Recruteur. Selon notre méthodologie de vérification documentaire arrêtée au 28 octobre 2026, toutes les règles chiffrées de cette page proviennent directement des textes officiels publiés par l'Unédic ou France Travail ainsi que par Service-Public et Légifrance. Dans nos accompagnements de candidats en transition, j'ai constaté que la plupart des erreurs de trésorerie proviennent d'une confusion entre la date de signature de la convention et la date réelle du premier virement après différés.

Conditions d'ouverture du droit rupture conventionnelle chômage (ARE)

L'articulation entre rupture conventionnelle et chômage repose sur le principe légal d'assimilation à une privation involontaire d'emploi. Contrairement à une démission ordinaire qui suspend l'accès aux allocations sauf cas de démission légitime ouvrant droit au chômage, ou à un abandon de poste présumé démissionnaire, la rupture amiable du contrat à durée indéterminée figure expressément au 2° du I de l'article L. 5422-1 du Code du travail parmi les motifs ouvrant droit à l'assurance chômage.

Comme le confirme la FAQ officielle de France Travail sur la rupture conventionnelle, le fait que vous ayez formulé la demande initiale auprès de votre employeur ne vous prive jamais de l'ARE. Dès lors que la convention respecte le délai légal de rétractation de 15 jours calendaires et obtient son homologation DREETS (direction régionale chargée de l'emploi et des solidarités) via le portail TéléRC, la perte d'emploi est qualifiée d'éligible sur l'attestation employeur. Si vous êtes encore à l'étape des entretiens préparatoires, nous recommandons de préparer votre calendrier en consultant notre guide pour demander une rupture conventionnelle.

Affiliation minimale et critères administratifs

Pour percevoir effectivement une allocation chômage après rupture conventionnelle, la fiche réglementaire de l'Unédic mise à jour le 7 octobre 2026 ainsi que la fiche Service-Public F38881 imposent de réunir simultanément six conditions cumulatives.

  • Un contrat éligible homologué relevant du CDI dans le secteur privé (ou de la rupture conventionnelle applicable aux fonctionnaires et contractuels en CDI de droit public selon la loi du 6 août 2019). Les CDD et contrats d'apprentissage ne peuvent pas recourir à la rupture conventionnelle, mais relèvent des règles de la rupture de CDD d'un commun accord.
  • Une durée d'affiliation minimale d'au moins 6 mois, soit 130 jours travaillés ou 910 heures travaillées, au cours des 24 derniers mois précédant la fin du contrat pour les salariés de moins de 55 ans (ou au cours des 36 derniers mois pour les salariés âgés de 55 ans et plus à la date de fin du contrat). Depuis le 1er avril 2026, les primo-entrants n'ayant jamais été indemnisés (ou plus depuis 20 ans) peuvent ouvrir un droit avec 5 mois travaillés sur 24 mois.
  • Une inscription auprès de France Travail effectuée dans un délai maximal de 12 mois suivant la date de fin du contrat de travail (délai de forclusion, allongeable en cas d'arrêt maladie, de congé maternité ou du nouveau congé supplémentaire de naissance entré en vigueur le 1er juillet 2026).
  • Une aptitude physique à l'exercice d'un emploi, sachant qu'une rupture conventionnelle conclue pendant un arrêt maladie diffère le versement de l'ARE jusqu'à la fin de l'arrêt indemnisé par la CPAM.
  • L'absence de droit à une retraite à taux plein ou à l'âge légal de liquidation automatique fixé à 67 ans.
  • Une résidence stable sur un territoire couvert (France métropolitaine, DROM hors Mayotte qui relève d'un régime distinct, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy, Saint-Martin ou Monaco) accompagnée d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi.

Durée d'indemnisation chômage depuis le 1er septembre 2026

La réforme majeure de l'année concerne la durée chômage rupture conventionnelle 2026. Transposant l'accord des partenaires sociaux par la loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 et par l'avenant n° 2 du 10 avril 2026 agréé par arrêté du 19 juin 2026, la réglementation abaisse le plafond d'indemnisation des ruptures conventionnelles individuelles.

Le critère déclencheur est unique. Comme l'expliquent le Code du travail numérique et l'actualité officielle Service-Public A18945, seule la date de fin du contrat de travail inscrite sur la convention de rupture détermine le régime applicable. Si votre contrat a pris fin jusqu'au 31 août 2026 inclus, vous conservez les anciens plafonds (18 mois avant 55 ans, 22,5 mois à 55 ou 56 ans, 27 mois dès 57 ans). Si la fin de votre contrat intervient à compter du 1er septembre 2026, les nouveaux plafonds s'appliquent dès l'ouverture ou le rechargement des droits. La durée minimale d'indemnisation demeure fixée à 182 jours calendaires (6 mois).

Âge lors de la rupture du CDI et territoirePlafond avant le 1er septembre 2026Nouveau plafond dès le 1er septembre 2026Durée maximale après prolongation accordée (55 ans et plus)
Moins de 55 ans en France métropolitaine ou Monaco548 jours (18 mois)456 jours (15 mois)Aucun allongement possible
55 ou 56 ans en France métropolitaine ou Monaco685 jours (22,5 mois)624 jours (20,5 mois)+ 61 jours, soit 685 jours (22,5 mois) max
57 ans et plus en France métropolitaine ou Monaco822 jours (27 mois)624 jours (20,5 mois)+ 198 jours, soit 822 jours (27 mois) max
Moins de 55 ans en DROM-COM (hors Mayotte)730 jours (24 mois)608 jours (20 mois)Aucun allongement possible
55 ou 56 ans en DROM-COM (hors Mayotte)913 jours (30 mois)913 jours (30 mois)Plafond de 913 jours déjà atteint dès l'ouverture
57 ans et plus en DROM-COM (hors Mayotte)1 095 jours (36 mois)913 jours (30 mois)+ 182 jours, soit 1 095 jours (36 mois) max

Précision importante issue de la fiche thématique de l'Unédic. Seule la rupture conventionnelle individuelle subit cet écrêtement à 15 mois ou 20,5 mois. Les salariés quittant leur entreprise via une rupture conventionnelle collective (RCC) encadrée par un accord collectif ne sont pas soumis à ce plafond réduit.

Mécanisme de prolongation pour les allocataires de 55 ans et plus

Pour ne pas pénaliser les seniors engagés dans une démarche soutenue de retour à l'emploi, l'avenant du 10 avril 2026 prévoit un dispositif d'examen individuel. Un bilan de situation est d'abord organisé par France Travail dans le mois suivant le 365e jour d'indemnisation. Ensuite, 60 jours calendaires avant l'atteinte du plafond de 624 jours (20,5 mois), France Travail informe l'allocataire de son droit à solliciter une prolongation.

Fenêtre de dépôt et recours devant l'instance paritaire régionale

La demande d'allongement doit être transmise entre le 60e jour précédant la fin du plafond de 624 jours et le 30e jour suivant cette échéance. Attention toutefois à un piège technique que nous signalons systématiquement aux candidats seniors disposant de droits rechargeables. Si vous avez retravaillé suffisamment en cours d'indemnisation pour déclencher un rechargement, la demande de prolongation doit impérativement être déposée avant la date d'épuisement du droit initial, car le rechargement s'opère automatiquement à cette date.

France Travail examine alors la réalité des démarches de recherche d'emploi, les éventuelles périodes d'activité ou de formation accomplies et l'avancement du projet professionnel. En cas d'accord, l'indemnisation retrouve le plafond de droit commun (+ 61 jours à 55 ou 56 ans, + 198 jours dès 57 ans en métropole). En cas de refus, l'allocataire dispose d'un délai strict de 30 jours calendaires à compter de la notification pour saisir l'instance paritaire régionale (IPR) ou territoriale (IPT).

Calcul du montant de l'ARE en 2026

Le mode de calcul financier de l'allocation journalière après une rupture conventionnelle reste strictement identique à celui d'un licenciement ou d'une fin de CDD. Selon la fiche Service-Public F38881 vérifiée le 23 juillet 2026, France Travail détermine d'abord votre salaire journalier de référence (SJR) en additionnant les rémunérations brutes (salaires et primes) perçues sur les 24 derniers mois (ou 36 mois dès 55 ans) entre le premier et le dernier jour des contrats, puis en divisant ce total par le nombre de jours calendaires correspondants. Depuis le 1er juillet 2026, les périodes de congé supplémentaire de naissance donnent lieu à une reconstitution automatique du salaire, tout comme les périodes d'activité partielle de longue durée rebond (APLD Rebond) depuis le 1er septembre 2026.

France Travail compare ensuite deux formules brutes et retient la plus avantageuse pour l'allocataire. La première formule additionne une partie fixe (13,18 € par jour) avec une part variable représentant 40,4 % du SJR. La seconde formule applique un taux de 57 % du SJR. Le montant journalier brut ainsi obtenu ne peut jamais être inférieur au plancher net de 32,13 € par jour (22,99 € en cas d'allocation de formation AREF), ni dépasser le plafond de 70 % du SJR.

Sur ce montant brut s'appliquent une retenue de 3 % sur le SJR pour la retraite complémentaire (sans pouvoir abaisser l'allocation sous 32,13 €) ainsi que les contributions CSG-CRDS lorsque l'allocation brute atteint ou dépasse le Smic journalier fixé à 61,55 €. Pour les allocataires âgés de moins de 57 ans dont l'allocation journalière correspond à un salaire antérieur moyen supérieur à 159,68 € brut par jour (soit 4 857,81 € brut par mois), un coefficient de dégressivité de 30 % s'applique à compter du 7e mois d'indemnisation, avec un plancher garanti de 92,57 € brut par jour (environ 2 777 € brut pour 30 jours).

Délais de carence et différé spécifique 111,8

C'est sur le delai carence chomage rupture conventionnelle que se concentrent les décalages de trésorerie les plus importants. Comme le rappellent la fiche de France Travail sur le point de départ de l'indemnisation et la fiche thématique de l'Unédic sur le différé spécifique mise à jour le 5 octobre 2026, ces différés ne réduisent pas votre capital de jours d'ARE, mais ils reculent la date du premier jour indemnisé.

Trois délais s'additionnent dans un ordre précis à compter du lendemain de la date de fin du contrat de travail.

Type de délai France TravailBase et formule de calcul en 2026Plafond légalPoint de départ
1. Différé spécifique (indemnités supra-légales)Part de l'indemnité excédant le minimum légal du Code du travail divisée par 111,8150 jours calendaires (75 jours si licenciement économique)Lendemain de la fin du contrat de travail
2. Différé congés payés (ICCP)Somme des indemnités compensatrices de congés payés des 182 derniers jours divisée par le SJR30 jours calendairesLendemain de la fin du différé spécifique (ou de la fin du contrat)
3. Délai d'attente forfaitaireForfait incompressible de 7 jours (applicable une seule fois par période de 12 mois)7 jours calendairesAprès expiration des deux différés ET sous réserve d'inscription effective

Le différé spécifique rupture conventionnelle 111,8 mérite une vigilance particulière lors de la négociation de votre départ. Dès que l'employeur vous verse une indemnité de rupture conventionnelle supérieure au minimum légal fixé par l'article L. 1234-9 du Code du travail (1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 de mois par année au-delà), toute la fraction excédentaire est divisée par 111,8 (valeur 2026 indexée sur le plafond annuel de la Sécurité sociale).

Point souvent méconnu des candidats que j'ai constaté lors de la relecture de soldes de tout compte. Même si votre supplément d'indemnité découle de l'application obligatoire de votre convention collective de branche (par exemple Syntec ou Métallurgie) et non d'une prime supra-conventionnelle négociée de gré à gré, France Travail compare votre total perçu au seul minimum légal du Code du travail. Toute somme dépassant ce minimum légal déclenche le diviseur 111,8. Vous pouvez vérifier précisément votre plancher légal et votre part supra-légale grâce à notre calculateur d'indemnité de rupture conventionnelle, puis contrôler le montant de vos congés restants avec notre calculateur de solde de tout compte et notre guide sur l'indemnité compensatrice de congés payés.

Exemple chiffré complet pour un salarié à 3 200 euros brut

Par exemple, prenons la situation concrète d'une salariée de 38 ans en CDI à Paris, rémunérée 3 200 € brut par mois (soit 38 400 € brut sur 12 mois et un SJR d'environ 105,21 €), qui quitte son entreprise avec 4 ans d'ancienneté exacte le 30 septembre 2026 et s'inscrit à France Travail le 1er octobre 2026.

Paramètre du dossier (fin de CDI le 30 septembre 2026)Calcul appliqué par France TravailRésultat chiffré
Indemnité légale minimale (4 ans × 1/4 × 3 200 €)Exonérée de différé spécifique3 200 € brut
Indemnité totale négociée sur la convention6 554 € brut (soit 3 354 € de part supra-légale)6 554 € brut
Différé spécifique (part supra-légale ÷ 111,8)3 354 € ÷ 111,8 = 30 jours calendairesDu 1er au 30 octobre 2026 (30 jours)
Différé congés payés (ICCP de 1 578,15 € ÷ SJR de 105,21 €)1 578,15 € ÷ 105,21 € = 15 jours calendairesDu 31 octobre au 14 novembre 2026 (15 jours)
Délai d'attente forfaitaire7 jours calendaires après les différésDu 15 au 21 novembre 2026 (7 jours)
Premier jour indemnisé et durée maximale ARE (< 55 ans)Allocation brute de 60,00 € par jour (57 % du SJR, supérieure à 40,4 % + 13,18 € = 55,68 €)Début des droits le 22 novembre 2026 pour 456 jours max (15 mois)

Dans cet exemple concret, bien que le contrat s'achève le 30 septembre 2026, le cumul des 30 jours de différé spécifique, des 15 jours de congés payés et des 7 jours d'attente décale le point de départ de l'indemnisation de 52 jours calendaires, soit au 22 novembre 2026. Durant toute cette période de carence comme pendant l'indemnisation, la salariée conserve gratuitement sa complémentaire santé grâce à la portabilité de la mutuelle d'entreprise.

Démarches France Travail et suivi des candidatures

Dès le lendemain de la date de fin de contrat fixée sur la convention homologuée, l'employeur doit vous remettre vos documents de fin de contrat et transmettre l'attestation employeur dématérialisée à France Travail. En cas de retard de remise des documents ou du virement, consultez les règles applicables au délai du solde de tout compte.

Nous recommandons de valider votre inscription en ligne sur le site de France Travail dès le premier jour suivant la rupture, sans attendre la fin de votre différé spécifique ni de votre différé de congés payés. Comme l'illustre la fiche réglementaire de l'Unédic, les deux différés d'indemnisation courent automatiquement dès le lendemain de la fin du contrat, mais le délai d'attente de 7 jours ne peut jamais commencer à courir tant que vous n'êtes pas officiellement inscrit comme demandeur d'emploi. S'inscrire tardivement après l'expiration des différés retarde d'autant le déclenchement des 7 jours d'attente et le premier paiement.

Limites réglementaires et cas particuliers à vérifier

Ce guide présente les règles générales d'assurance chômage en vigueur au 28 octobre 2026, mais comporte des limites liées aux situations individuelles. Il ne remplace pas la notification officielle de droits établie par votre conseiller France Travail, notamment si vous cumulez plusieurs fins de contrats sur les 6 derniers mois, si vous résidez à Mayotte, si vous relevez d'une annexe spécifique (intermittents du spectacle, expatriés) ou si vous sollicitez l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ARCE, dont le second versement a été assoupli au 1er septembre 2026 pour les créateurs en Scop).

Avec l'abaissement de la durée maximale d'indemnisation à 15 mois avant 55 ans et le contrôle accru des démarches lors des points d'étape ou d'une demande de prolongation à 55 ans et plus, documenter chaque action de recherche devient indispensable. Conservez systématiquement chaque justificatif de recherche d'emploi et structurez votre méthode pour organiser vos candidatures.

CrossTheRoad vous accompagne précisément sur ce volet opérationnel après l'envoi de vos candidatures. L'application vous permet de centraliser vos opportunités dans le pipeline à six étapes de CrossTheRoad tout en programmant vos rappels de relance ou d'entretien. Vous pouvez aussi activer le mode Zen sans pression inutile et exporter un récapitulatif PDF clair de vos démarches.

Questions fréquentes

A-t-on droit au chômage après une rupture conventionnelle ?

Oui, une rupture conventionnelle individuelle en CDI ouvre droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) versée par France Travail en vertu des articles L. 1237-11 à L. 1237-16 et de l'article L. 5422-1 du Code du travail dès que la convention est homologuée par la DREETS. Ce droit demeure acquis même lorsque le salarié a formulé la demande initiale de départ amiable, sous réserve de justifier d'au moins 130 jours travaillés ou 910 heures sur les 24 derniers mois (ou 36 mois dès 55 ans).

Durée maximale du chômage après une rupture conventionnelle depuis le 1er septembre 2026

Pour toute convention dont la date de fin de contrat intervient à compter du 1er septembre 2026, la loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 et l'avenant n° 2 du 10 avril 2026 plafonnent l'indemnisation en France métropolitaine à 15 mois (456 jours calendaires) avant 55 ans, contre 18 mois auparavant. Dès 55 ans, le plafond initial s'établit à 20,5 mois (624 jours calendaires), avec une prolongation possible sur examen de France Travail.

Calcul du délai de carence France Travail avec une indemnité supra-légale

Le premier versement de l'ARE intervient après l'application cumulative de trois délais. La part de l'indemnité de rupture dépassant le minimum légal génère un différé spécifique calculé en divisant cet excédent par 111,8 en 2026, dans la limite de 150 jours calendaires. S'y ajoutent le différé de congés payés non pris (plafonné à 30 jours) puis le délai d'attente forfaitaire de 7 jours.

Impact de l'initiative du salarié sur l'ouverture de l'ARE

L'auteur de la demande initiale n'a aucune incidence sur l'ouverture des droits à l'assurance chômage. France Travail et l'Unédic vérifient uniquement que l'attestation employeur mentionne une rupture conventionnelle homologuée par l'administration du travail. Que la proposition émane du salarié ou de l'employeur, la cessation du CDI ouvre droit à l'ARE.

Conditions de prolongation de l'indemnisation chômage à partir de 55 ans

Les allocataires âgés de 55 ans et plus peuvent solliciter un allongement de leur indemnisation entre 60 jours avant et 30 jours après l'atteinte du plafond de 624 jours. Après examen des démarches actives de recherche d'emploi ou du projet professionnel par France Travail, la durée peut être relevée de 61 jours à 55 ou 56 ans (jusqu'à 685 jours) et de 198 jours dès 57 ans (jusqu'à 822 jours).

Différence de durée d'indemnisation avec une rupture conventionnelle collective

Le plafonnement à 15 mois ou 20,5 mois entré en vigueur le 1er septembre 2026 vise exclusivement la rupture conventionnelle individuelle. Selon la fiche réglementaire de l'Unédic, la rupture conventionnelle collective conclue par accord collectif d'entreprise échappe à ce plafonnement spécifique et conserve les durées maximales de droit commun.

Sources officielles

Textes réglementaires et fiches administratives vérifiés le 28 octobre 2026 par Kévin, de CrossTheRoad.

  1. Unédic (Fiche thématique Rupture conventionnelle mise à jour le 7 octobre 2026 ainsi que la page Droit aux allocations chômage après une rupture conventionnelle du 28 août 2026).
  2. Unédic (Assurance chômage au 1er septembre 2026 du 31 août 2026 ainsi que la Fiche thématique Différé d'indemnisation spécifique en cas d'indemnités supra-légales du 5 octobre 2026).
  3. Légifrance (Loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 portant transposition de l'avenant n° 3 du 25 février 2026 relatif à l'assurance chômage).
  4. Service-Public.fr DILA (Rupture conventionnelle au 1er septembre 2026 actualité A18945 du 2 septembre 2026 ainsi que la Fiche F38881 sur l'allocation d'aide au retour à l'emploi ARE vérifiée le 23 juillet 2026).
  5. Code du travail numérique (Rupture conventionnelle et chômage, nouvelles durées d'indemnisation à partir du 1er septembre 2026 du 26 octobre 2026).
  6. France Travail (FAQ Rupture conventionnelle et chômage ainsi que la page Quand vais-je commencer à recevoir l'allocation chômage).