Aller au contenu

Rétractation rupture conventionnelle : délai

Oui. Pour une rétractation rupture conventionnelle, salarié et employeur ont 15 jours calendaires : guide du calcul prorogé, lettre type et droits.

10 min de lecture

Signé par Kevin de CrossTheRoad, fondateur de CrossTheRoad. Les règles citées renvoient aux sources officielles indiquées en fin d'article (Code du travail, Service-Public, France Travail…). Ce guide aide à suivre vos démarches ; il ne remplace pas un conseil personnalisé.

Par Kevin de CrossTheRoad.

Oui, la rétractation d'une rupture conventionnelle est un droit garanti par la loi au salarié comme à l'employeur. Conformément à l'article L. 1237-13 du Code du travail et à l'article L. 1237-13 sur Légifrance, chacune des parties dispose d'un délai de 15 jours calendaires à compter du lendemain du jour de la signature de la convention pour exercer son droit de rétractation. Cette décision ne réclame aucun motif ni justification. Elle s'exerce soit par lettre recommandée avec avis de réception (LRAR), soit par lettre remise en main propre contre décharge datée et signée. La chambre sociale de la Cour de cassation, dans son arrêt du 14 février 2018 (n° 17-10.035), a fixé cette règle déterminante selon laquelle la validité de la rétractation s'apprécie à la date d'envoi de la lettre recommandée durant ce délai de 15 jours, sans que l'employeur ne puisse opposer une date de distribution postale ultérieure.

Ce délai de rétractation offre une garantie protectrice lors d'une séparation amiable. Il permet de reconsidérer son choix en toute liberté pour mesurer l'impact financier ou professionnel de son départ, évitant ainsi un accord conclu sous le coup de la précipitation.

La rupture conventionnelle individuelle d'un contrat à durée indéterminée repose sur le consentement mutuel et éclairé des signataires. Pour savoir comment se rétracter d'une rupture conventionnelle sans risque de vice de forme, la procédure impose une notification écrite et datée. Pour garantir que ce consentement reste parfaitement libre et réfléchi, le législateur a instauré un mécanisme automatique de dédit temporaire.

L'article L. 1237-13 du Code du travail pose deux règles claires.

  1. Un droit bilatéral et symétrique dont bénéficient à égalité le salarié en CDI et l'employeur. L'entreprise peut se rétracter selon les mêmes formes et dans les mêmes délais que le salarié.
  2. Un droit purement discrétionnaire qui ne réclame aucune justification. Vous n'avez pas à exposer de motifs personnels, professionnels ou organisationnels. Exprimer sa volonté unilatérale suffit sur le plan juridique.

Cette faculté de rétractation distingue nettement la rupture conventionnelle de la démission. Alors qu'une démission engage immédiatement le salarié et ne peut être rétractée sans l'accord express de la direction, la convention de rupture reste révocable pendant 15 jours complets.

La signature de la convention intervient après un ou plusieurs entretiens préalables. Si vous envisagez d'entamer une telle démarche auprès de votre hiérarchie, notre guide pour demander une rupture conventionnelle détaille la conduite de ces échanges préparatoires. Si la convention a été signée pendant une période d'indisponibilité pour raisons de santé, les règles applicables sont présentées dans notre dossier sur la rupture conventionnelle pendant un arrêt maladie.

Calcul des 15 jours calendaires et prorogation (art. R. 1231-1)

Le calcul du délai de rétractation rupture conventionnelle obéit à des règles strictes de computation en droit social. Une mauvaise appréciation du calendrier d'une seule journée peut priver la rétractation de sa validité.

La notion de jours calendaires

Le délai légal de 15 jours calendaires rupture conventionnelle s'exprime en jours civils entiers. Contrairement aux jours ouvrables (qui englobent le samedi) ou aux jours ouvrés (limités aux cinq premiers jours de la semaine), les jours calendaires intègrent la totalité des jours civils du calendrier :

  • tous les jours de semaine ordinaires ;
  • les samedis et dimanches ;
  • les jours fériés légaux et chômés.

Le point de départ au lendemain de la signature

Le calcul délai rétractation rupture conventionnelle débute le lendemain du jour de la signature de la convention, dès 00h00. Le jour effectif de la signature (jour J) ne compte pas dans le calcul légal.

La règle de prorogation de l'article R. 1231-1

La règle de prorogation article R. 1231-1 du Code du travail sur Légifrance protège les parties lorsque le terme du délai coïncide avec un jour non travaillé.

Tout délai mentionné au présent titre qui expirerait un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé est prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant à minuit.

Ainsi, lorsque le quinzième jour calendaire tombe un samedi ou un dimanche, votre droit de rétractation reste ouvert jusqu'au lundi suivant à minuit (24h00). Si ce lundi coïncide avec un jour férié chômé, l'échéance se reporte au mardi suivant.

Tableau récapitulatif du décompte jour par jour

Le tableau ci-dessous illustre le déroulement complet du décompte légal pour une convention signée le lundi.

Étape de décompteQualification juridiqueEffet pratique sur le délai
Jour J (date de signature)Jour de conclusion de la conventionNon décompté (dies a quo exclus)
Jour 1Premier jour du délai légalDébut effectif du décompte à 00h00
Jours 2 à 14Période de réflexion intermédiaireDroit de rétractation ouvert en continu
Jour 15 standard (lundi à vendredi)Dernier jour du délai légalFin de la rétractation à 24h00
Jour 15 tombant samedi ou dimancheÉchéance sur jour chôméProrogation automatique selon art. R. 1231-1
Premier jour ouvrable suivantTerme prorogé du délaiDernier moment pour poster ou remettre l'écrit (24h00)
Jour suivant l'expirationFin définitive de la rétractationTélétransmission TéléRC autorisée vers la DREETS

Il importe de ne pas confondre ce délai de rétractation de 15 jours calendaires avec le délai d'instruction administrative de la DREETS qui lui succède. L'instruction menée par l'administration du travail selon l'article L. 1237-14 compte 15 jours ouvrables sans les dimanches ni les jours fériés.

Deux exemples concrets et datés de calcul

Pour visualiser concrètement l'application de ces principes, examinons deux situations représentatives.

Exemple 1 - décompte standard sans prorogation

  • Signature de la convention intervenue le lundi 5 octobre 2026.
  • Premier jour du délai commençant le mardi 6 octobre 2026 dès 00h00.
  • Quinzième jour du délai arrivant à son terme le mardi 20 octobre 2026.
  • Échéance légale fixée au mardi 20 octobre 2026 à minuit (24h00) sans prorogation. L'employeur ne peut transmettre la demande à la DREETS qu'à compter du mercredi 21 octobre 2026.

Exemple 2 - décompte avec prorogation de week-end

  • Signature de la convention intervenue le vendredi 2 octobre 2026.
  • Premier jour du délai commençant le samedi 3 octobre 2026 dès 00h00.
  • Quinzième jour du délai arrivant à son terme le samedi 17 octobre 2026.
  • Application de l'article R. 1231-1 en raison d'une échéance tombant un samedi chômé.
  • Échéance légale prorogée jusqu'au lundi 19 octobre 2026 à minuit (24h00). Le salarié ou l'employeur peut valablement expédier sa lettre recommandée jusqu'au lundi 19 octobre inclus. La télétransmission TéléRC ne pourra débuter que le mardi 20 octobre 2026.

Formalisme d'envoi et modes de preuve

Le Code du travail précise que l'envoi d'une lettre de rétractation rupture conventionnelle doit attester de sa date de réception par l'autre partie. Ce formalisme conditionne l'efficacité juridique de votre démarche.

Les modes de transmission valables

Deux procédés offrent un niveau de preuve incontestable.

  1. La lettre recommandée avec avis de réception (LRAR) représente le procédé le plus protecteur. Vous pouvez déposer le pli au guichet postal ou utiliser le service en ligne de lettre recommandée électronique qualifiée selon les critères eIDAS.
  2. La remise en main propre contre décharge suppose de rédiger le courrier en deux exemplaires originaux. Vous remettez un exemplaire à la direction et faites apposer sur le second exemplaire la date, la signature manuscrite ainsi que la mention expresse « Reçu en main propre le [date] ». Vous conservez cet exemplaire annoté.

Pourquoi le simple e-mail ou SMS est risqué

L'envoi d'un simple courriel électronique, d'un message instantané ou d'un SMS ne garantit pas la sécurité juridique requise. Même si des juges du fond ont pu admettre un courriel lorsque le destinataire en avait accusé réception, ce canal expose à de fortes contestations techniques relatives à l'horodatage ou à la réception. En matière de rupture de contrat, privilégiez toujours la LRAR ou la décharge manuscrite.

La règle de la date d'envoi selon l'arrêt Cass. soc. du 14 février 2018

Une question pratique s'est longtemps posée pour savoir ce qui prévaut lorsque la lettre recommandée est expédiée le 14e ou le 15e jour du délai, mais n'est distribuée par les services postaux qu'après l'expiration des 15 jours calendaires.

Sur la question de la date d'envoi Cour de cassation 14 février 2018 (pourvoi n° 17-10.035), la haute juridiction a fixé cette règle protectrice en ces termes.

La validité de la rétractation d'une convention de rupture s'apprécie à la date d'envoi de la lettre recommandée la notifiant, et non à celle de sa réception par l'autre partie.

Dès l'instant où le récépissé postal atteste d'un dépôt en bureau de poste dans les 15 jours calendaires ou au terme prorogé, la rétractation produit son plein effet, quand bien même l'employeur recevrait le pli ultérieurement. Conservez soigneusement le récépissé de dépôt comportant le cachet horodaté.

Modèle de lettre de rétractation prêt à l'emploi

Vous trouverez ci-dessous un modèle type rédigé dans des termes neutres et conformes aux exigences du Code du travail. Ce texte est conçu pour une expédition par lettre recommandée avec avis de réception, tout en restant facilement adaptable pour une remise en main propre contre décharge.

[Vos coordonnées complètes]
[Prénom et NOM]
[Adresse postale]
[Numéro de téléphone]
[Adresse électronique]

[Coordonnées de l'entreprise]
[Dénomination sociale]
[À l'attention de la Direction / Service RH]
[Adresse postale de l'établissement]

Fait à [Votre ville], le [Date du jour]

Lettre recommandée avec avis de réception
[Ou - Remise en main propre contre décharge]

Objet - Rétractation de la convention de rupture conventionnelle

Madame, Monsieur,

Le [Date de signature de la convention], nous avons signé conjointement un formulaire de convention de rupture conventionnelle de mon contrat de travail à durée indéterminée, conformément aux dispositions de l'article L. 1237-11 du Code du travail.

Par la présente, je vous informe formellement de ma décision d'exercer mon droit de rétractation, en application des dispositions de l'article L. 1237-13 du Code du travail.

En conséquence de l'exercice de ce droit légal, la convention signée le [Date de signature] est réputée nulle et non avenue. Mon contrat de travail à durée indéterminée se poursuit de plein droit dans l'ensemble de ses stipulations contractuelles, sans interruption ni modification de mes fonctions ou de ma rémunération.

Je vous remercie de bien vouloir me confirmer par écrit la bonne réception de la présente notification et de ne procéder à aucune démarche de télétransmission auprès de la DREETS.

Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

[Signature manuscrite]
[Prénom et NOM du salarié]

Pour une remise en main propre, ajoutez au bas de l'exemplaire conservé la mention suivante. « Reçu en main propre un exemplaire original le [Date] à [Heure]. Signature du destinataire avec mention du nom et de la qualité : [Signature] ».

Conséquences de la rétractation sur le contrat CDI

L'exercice régulier du droit de rétractation produit des effets immédiats sur la relation contractuelle.

Anéantissement rétroactif de l'accord

Dès lors que la rétractation est notifiée dans le délai imparti, la convention de rupture disparaît rétroactivement. La poursuite du CDI s'opère de plein droit aux stipulations convenues à l'origine.

  • le contrat de travail en CDI se poursuit sans discontinuité ;
  • le poste ainsi que la rémunération demeurent strictement inchangés ;
  • l'ancienneté acquise continue de progresser normalement ;
  • aucune indemnité de rupture n'est due par l'employeur.

Interdiction de transmission à TéléRC

L'employeur a l'interdiction de solliciter une homologation DREETS TéléRC tant que le délai de dédit court. Le portail officiel TéléRC exige d'ailleurs des parties qu'elles attestent de l'absence de rétractation avant transmission. Si l'employeur soumettait la convention malgré une rétractation régulière, la rupture homologuée encourrait la nullité devant la juridiction prud'homale.

La rétractation exercée par l'employeur

Une rétractation employeur rupture conventionnelle appartient également à l'entreprise, qui peut choisir unilatéralement de renoncer à la rupture convenue. Dans cette situation, le salarié ne peut contraindre l'employeur à maintenir le départ négocié. Le contrat continue de s'exécuter normalement.

Si votre souhait initial de départ s'inscrivait dans un projet de mobilité externe, vous pouvez sécuriser vos démarches en consultant nos analyses sur les règles pour démissionner après une proposition d'embauche acceptée, la portée juridique d'une offre d'embauche, ainsi que les vérifications requises pour signer son contrat de travail avant le premier jour.

Si la cohabitation professionnelle devient délicate, de nombreux salariés choisissent de mener discrètement de nouvelles recherches de poste tout en restant en fonction. Notre dossier dédié présente les bonnes pratiques pour chercher un emploi en étant en poste sans fragiliser sa position actuelle.

Recours après l'expiration du délai de rétractation

Lorsque les 15 jours calendaires sont définitivement expirés, le salarié ou l'employeur ne peut plus revenir unilatéralement sur son engagement. La procédure franchit alors l'étape de l'homologation administrative.

Fin du droit de repentir unilatéral

L'employeur transmet la demande d'homologation aux services de la DREETS via la plateforme TéléRC. L'article L. 1237-14 du Code du travail sur Légifrance confère à l'autorité administrative un délai de 15 jours ouvrables pour instruire la demande. Durant cette phase, l'administration vérifie le respect des règles fondamentales de procédure et le montant minimal d'indemnité. L'absence de réponse de la DREETS après ces 15 jours ouvrables vaut acceptation tacite de l'homologation.

La contestation prud'homale sous 12 mois

Après l'homologation administrative, une contestation conseil de prud'hommes 12 mois au plus tard après la décision de la DREETS relève de la juridiction prud'homale selon l'article L. 1237-14.

Tout litige concernant la convention, l'homologation ou le refus d'homologation relève de la compétence du conseil de prud'hommes. Le recours doit être formé, à peine d'irrecevabilité, avant l'expiration d'un délai de douze mois à compter de la date d'homologation de la convention.

Les motifs d'annulation reconnus par la jurisprudence

Pour obtenir l'annulation de la rupture conventionnelle devant les juges prud'homaux, le demandeur doit apporter la preuve d'un vice du consentement ou d'un manquement substantiel à la procédure.

  1. Le vice du consentement incluant les violences morales, les situations de harcèlement ayant contraint le salarié à accepter le départ, les manœuvres frauduleuses de l'employeur ou une erreur déterminante.
  2. Le manquement de procédure substantiel tel que l'absence d'entretien préalable ou le défaut de remise d'un exemplaire original au salarié lors de la signature (ce manquement le privant de la possibilité d'exercer sa rétractation en toute connaissance).

Si la juridiction prud'homale prononce la nullité de la rupture conventionnelle, celle-ci produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ouvrant droit aux indemnités correspondantes.

Organiser sa transition et ses candidatures avec CrossTheRoad

Icône de l'application CrossTheRoad pour organiser ses candidatures et suivre ses démarches après une rupture conventionnelle

Que vous ayez choisi de vous rétracter pour rester en fonction ou que vous engagiez un nouveau cycle professionnel, la conduite de ses candidatures gagne à rester structurée et sereine.

CrossTheRoad ne diffuse aucune offre d'emploi automatisée et ne génère aucun document artificiel. L'application mobile sur iOS propose un carnet de bord personnel apaisant et sobre pour piloter vos démarches de recherche en autonomie.

  • Le tableau des statuts permet de visualiser le stade exact de chaque échange sans dispersion.
  • Les notifications locales discrètes cadencent vos relances et vos entretiens sans stress.
  • Le carnet d'interlocuteurs conserve les échanges et coordonnées de vos recruteurs.
  • Le mode Zen supprime les sollicitations superflues pour avancer selon vos priorités.

Si votre départ est confirmé et que vous souhaitez vérifier le montant de vos indemnités, notre calculateur d'indemnité de rupture conventionnelle vous permet d'estimer sans inscription vos droits légaux et conventionnels.

Questions fréquentes

Quel est le délai exact pour se rétracter d'une rupture conventionnelle ?

Le délai légal s'élève à 15 jours calendaires décomptés à partir du lendemain de la date de signature de la convention (article L. 1237-13 du Code du travail). Chaque jour civil est comptabilisé. Si ce délai expire un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, il est prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant à minuit (article R. 1231-1 du Code du travail).

Absence de motif obligatoire pour annuler la rupture conventionnelle

Non, le droit de rétractation conféré par l'article L. 1237-13 du Code du travail présente un caractère strictement discrétionnaire. Ni le salarié ni l'employeur n'ont à motiver ou documenter leur choix. La notification écrite de la rétractation anéantit immédiatement et sans pénalité la convention signée.

Mode d'envoi valable de la lettre de rétractation

La rétractation doit être notifiée par lettre recommandée avec avis de réception (LRAR) ou remise en main propre contre décharge datée et signée. La chambre sociale de la Cour de cassation (arrêt du 14 février 2018, pourvoi n° 17-10.035) juge que la date d'envoi postal certifiée par le cachet de La Poste fait foi pour attester du respect du délai de 15 jours.

Maintien du CDI après l'exercice du droit de rétractation

La convention de rupture se trouve rétroactivement anéantie. Le contrat de travail à durée indéterminée (CDI) se poursuit aux conditions initiales, sans modification de poste, de salaire ou d'ancienneté. L'employeur se voit interdire d'adresser la convention aux services administratifs via TéléRC.

Exercice du droit de rétractation par l'employeur

Oui, le droit de rétractation appartient également à l'employeur dans des conditions strictement identiques. L'entreprise peut exercer ce droit pendant les 15 jours calendaires par lettre recommandée ou remise en main propre contre décharge, sans indemnité ni justification.

Recours possibles après l'expiration des 15 jours

Passé le délai de 15 jours calendaires, la rétractation unilatérale n'est plus recevable. Le seul recours réside dans la contestation de la convention devant le conseil de prud'hommes dans un délai de 12 mois à compter de l'homologation (article L. 1237-14), sous réserve de prouver un vice du consentement comme un harcèlement ou un dol.

Sources juridiques officielles